La Noix de Grenoble

Originaire d’orient, la noix a été introduite en Europe par les Romains. On l’a appelée au fil de l’histoire “nuz”, “noiz”, “Jovis glans” ou “noix de Jupiter”. La culture du noyer est une longue tradition dauphinoise. Au XIe siècle, certaines redevances étaient déjà payées en setiers de noix. A la fin du XIXe siècle, la maladie du vers à soie rendit caduque la culture des mûriers et le phylloxera décima les vignobles. Le noyer fut alors cultivé de façon intensive dans le Bas-Dauphiné, et plus précisément dans le Sud-Grésivaudan.

La Noix de Grenoble bénéficie d’une AOC depuis 1938. Un signe distinctif de qualité qui porte la marque de son terroir : 6500 hectares de vergers de Noix AOC situés le long des berges de l’Isère, dans trois départements. Selon les années , la production varie entre 10 et 15 000 tonnes, représentant à elle seule 50 à 60 % de la production française.

Organisme fédérateur de l’appellation, le Comité Interprofessionnel de la Noix de Grenoble regroupe 15 entreprises de commercialisation, 5 groupements organisés et 2000 nuciculteur. Crée en 1968, il a pour mission de développer la réputation de l’AOC Noix de Grenoble, en France comme à l’étranger, et d’assurer la mise sur le marché des noix fraîches AOC, noix sèches AOC, cerneaux et huile de noix.

La Noix de Grenoble constitue un aliment de haute valeur nutritive. Elle se savoure en apéritif, hors d’oeuvre, dessert, pâtisserie, mais également sous forme d’huile, elles se reconnaît par le logo rouge de contrôle de l’appellation d’Origine Contrôlée qui figure sur son emballage.

Le Grand Séchoir situé sur la commune de Vinay retrace l’histoire du pays de la noix de Grenoble et des hommes qui ont fait la renommée de ce fruit mondialement connu.

 

Noix de Grenoble (16 Photos)